Plaisir et obésité
Une activation trop faible des centres du plaisir dans le cerveau
en mangeant pourrait contribuer à l'obésité,
selon des travaux de chercheurs américains.
Bien que les résultats de récentes études
laissent penser que les obèses pourraient éprouver
moins de plaisir en mangeant que des personnes normales,
absorbant pour compenser plus de nourriture, cette recherche est
la première à mettre en évidence ce lien
biologique.
Cette recherche a montré à l'aide d'un système d'imagerie cérébrale, que le degré d'intensité de la réaction des circuits cérébraux liés au plaisir en réponse à la consommation d'une boisson lactée glacée au chocolat, peut aider à prédire chez des jeunes femmes celles qui vont prendre du poids. Ce phénomène était particulièrement net chez les sujets ayant une variation génétique dans les centres cérébraux du plaisir qui réduit la pro[...]
Poids et cancer
L’obésité diminue l’efficacité de la chimio
Les patients obèses auraient plus de risque de souffrir de
certains cancer, mais en plus la chimiothérapie serait
moins efficace que chez les patients de poids normal. C’est
du moins ce que suggère une nouvelle étude
américaine.
Des chercheurs ont suivi plus de 1000 femmes atteintes
d’un cancer du sein et soignées par
chimiothérapie. Ces patientes ont été
réparties en trois groupes en fonction de leur indice de
masse corporelle : poids normal, surpoids ou
obésité.
[...]
Le fructose et la formation de lipides
Une équipe de chercheurs a observé que le fructose
stimulait la formation de graisses (lipogenèse) de
façon plus importante que le glucose. Les résultats
sont publiés dans le Journal of Nutrition.
Les chercheurs ont recruté 6 personnes n'ayant aucun
problème de poids ou de santé. Pour l'étude,
les participants ont bu une boisson différente chaque
matin : une sucrée avec 100% de glucose, la
deuxième sucrée en quantités égales
de fructose et de glucose ("50/50") et la dernière boisson
avec 25 % de glucose et 75 % de fructose ("25/75"). Les
scientifiques ont trouvé que la lipogenèse avait
augmenté de 7,8 % pour la boisson "glucose", de 15,9 %
après l'ingestion de la boisson "50/50" et de 16,9 %
après la boisson "25/75". Ainsi la lipogenèse a
été deux fois plus importante qu’après
une consommation de glucose seul.
[...]
Prise de poids et génétique
Pourquoi prenons nous du poids ?
A cause de notre alimentation ou notre sédentarité
physique ? Sûrement, mais pas seulement. De nouveaux
résultats impliqueraient aussi un facteur
génétique.
Le gène PCSK1 joue un rôle essentiel dans la
maturation de plusieurs hormones qui régulent la prise
alimentaire au niveau du cerveau. Une équipe de chercheurs
s'est intéressée aux mutations fréquentes du
gène PCSK1.
Ce qu’ils ont découvert ? Rien de moins qu’un
nouveau gène de l’obésité.
Les chercheurs ont procédé par étapes. Ils ont tout d’abord repéré des mutations du gène PCSK1 chez trois personnes atteintes d’une obésité rare et sévère. Les mutations du gène s’accompagnaient d’une absence de l’enzyme proconvertase-1. Ils ont ensuite analysé le gène PCSK1 et l’enzyme chez 150 obèses volontaires. Cela leur a permis[...]
Pas si facile de maigrir
Perdre du poids, ce n'est pas aussi facile pour tout le monde!
Une nouvelle étude vient de mettre en évidence que
maigrir ne dépend pas de sa volonté mais
plutôt de ses facteurs génétiques.
Selon les scientifiques, le nombre de cellules responsables du
stockage des lipides, les adipocytes, est fixé pendant
l'enfance et reste ensuite constant. Difficile ensuite de
modifier ce "capital adipeux" au cours de sa vie, même avec
le meilleur des régimes...
La perte de poids à l'âge adulte et l'affinement de
la silhouette dépendent généralement de la
réduction de ces adipocytes. Celles perdues lors d'un
amaigrissement important seraient donc rapidement
remplacées, pour maintenir le chiffre constant. Ce
phénomène expliquerait en partie pourquoi il est si
difficile de maintenir son poids après avoir maigri et
pourquoi les kilos reviennent au galop...
L'équipe de chercheurs a pu ainsi mettre en évidence que l'obésité est conditionné[...]
Biberon et emballage alimentaire.
Vous connaissez le bisphénol A? Ce composé chimique
contenu dans de nombreux emballages alimentaires est
déjà interdit au Canada. Cette semaine, le
16ème congrès européen sur
l'obésité à Genève présente
des études qui montrent que le bisphénol A
augmenterait le risque d’obésité. Des
conclusions qui pourraient changer la vision de
l'obésité et les moyens d'y remédier.
Dans ces études, les chercheurs ont constaté que des bébés souris exposés à ces produits chimiques avaient tendance à devenir plus gros que les autres à l'âge adulte. Beverly Rubin de l'université Tufts aux Etats-Unis et son équipe ont montré que des rongeurs femelles dont les mères avaient été en contact avec du bisphénol A prenaient davantage de poids. De plus, des souris en contact avec de l'acide perfluorooctanoïque, une autre substance qui entre dans la composition des emballages alimentaires, ont eu des b[...]
Obésité infantile : la pub n’y est pas pour rien!
Une étude européenne vient de publier des
résultats édifiants sur les dangers des
publicités de l'industrie agroalimentaire, qu'elle accuse
de " fabricants d'obésité ". Les publicités
favorisent nettement le déséquilibre alimentaire
chez les enfants et contribuent au développement de
l'obésité.
Durant 15 jours, 217 spots publicitaires ciblant les enfants et
donc diffusés aux heures des émissions infantiles,
ont été analysés : 89% d'entre eux font la
promotion de produits très gras, très sucrés
et très salés. Or ces produits n'ont pas
d'intérêt nutritionnel et sont
généralement consommés en dehors des repas,
ou bien au petit-déjeuner ou au goûter. C'est
principalement le cas des gâteaux en tout genre, des
viennoiseries et des céréales sucrées pour
petit-déjeuner.
[...]
News santé
Enfants et sel ne font pas bon ménage
Un enfant dont le régime alimentaire est pauvre en sel et
qui boit peu de sodas réduit immanquablement son risque
d’obésité ! Des études avaient
déjà démontré que la consommation de
chlorure de sodium (NaCl) provoquait la soif chez l’adulte.
Chez les plus jeunes, aucun travail n’avait
jusqu’à présent étudié la
question.
Un médecin de Londres, a travaillé à partir
de 1 600 jeunes de 4 à 18 ans. Pendant une semaine et avec
l’aide de leurs parents, tous devaient noter avec
précision leur consommation journalière de sel et
de sodas. Ils ont observé que ceux qui mangeaient le moins
salé étaient également les moins gros
buveurs de boissons sucrées.
[...]
Obésité : nouvelle découverte
Une protéine favoriserait la formation des cellules
graisseuses
Une équipe de chercheurs en Suède a
découvert une protéine qui stimule la formation des
cellules graisseuses, une nouvelle qui pourrait potentiellement
être utilisée pour traiter
l'obésité.
Cette protéine appelée TRAP (phosphate
d’acide tartrique résistant) stimule la formation de
nouvelles cellules graisseuses et peut ainsi précipiter le
développement de l’obésité.
Afin de démontrer son rôle, les chercheurs ont étudié cette protéine chez des souris mais aussi sur des adipocytes de femmes obèses. Résultat : sur les souris, l’administration de protéines TRAP induit une augmentation du nombre de cellules graisseuses. Des résultats que les chercheurs ont confirmés en étudiant la protéine TRAP chez des femmes souffrant d’obésité : leur taux de protéine TRAP est très élevé.
Les enfants et la télé
Plus de doute possible, les scientifiques sont aujourd’hui
unanimes : l’abus de petit écran fait des ravages
chez les enfants.
Prostrés, sourds à tout appel, le regard
rivé, la pupille fixe, méconnaissables, comme
statufiés devant le petit écran des heures durant :
beaucoup d’enfants boivent la télé
jusqu’à plus soif, et les parents trinquent. Ils se
sentent à la fois coupables inquiets et soulagés:
coupables de leur impuissance à arracher leurs enfants
à la fascination qu’exercent ces flots
d’images sur leur rétine ; inquiets d’un effet
hypothétiquement dévastateur sur leur tendre
cervelle mais… soulagés parfois car ils ont une
paix royale pour faire la grasse matinée !
[...]

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