Notre cerveau est-il capable de produire de nouveaux neurones ?
Et bien oui et ce fut une des plus grandes découvertes de la décennie.
A partir de cellules progénitrices présentes dans le cerveau, certaines régions produisent en permanence de nouvelles cellules, des neurones mais aussi des cellules gliales : astrocytes et oligodendrocytes.
Cette neurogénèse se poursuit toute la vie notamment dans l’hippocampe (impliqué dans la mémoire).
Plusieurs milliers de neurones apparaissent ainsi chaque jour. Mais pour être fonctionnels, ils doivent encore se différencier, développer des axones, dendrites et synapses, s’intégrer dans le réseau neuronal et surtout survivre.
Le cerveau d’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer continue à produire de nouveaux neurones et la prolifération des cellules progénitrices y serait même supérieure à la normale chez l’homme , peut-être pour compenser le fait que leur maturation n’aboutit pas et que les nouveaux neurones meurent rapidement.
Chez la souris, des travaux ont montré la mort précoce des nouveaux neurones avant la fin de leur m[...]
La trépanation n’est pas aussi barbare qu’on ne le croit
La trépanation était autrefois utilisée pour chasser les démons responsables de la migraine et de la schizophrénie.
Elle se pratique toujours pour soulager la pression intracrânienne après un traumatisme.
Avec l’âge, le flux sanguin cérébral décroît et très tôt dans le cas de sujets développant une démence.
En plus d’apporter de l’oxygène au cerveau, ce flux sanguin a un rôle super important : la circulation et la production de liquide céphalorachidien transportant les nutriments et éliminant les déchets dont les protéines tau et bêta-amyloïde impliquées dans la formation des plaques séniles.
De l’équilibre entre ce liquide et le sang dépend le rapport entre le volume du crâne et la pression du fluide qu’il contient. Chaque fois qu’un battement de cœur envoie du sang dans le crâne, du liquide céphalorachidien en sort par la moelle épinière par un trou situé à la base. Et ce, pour éviter une surpression.
Après 40 ans, selon un chercheur Russe, le système perd de son efficacité, et il y a un apport moindre[...]
Encore un outil pour explorer le cerveau des rats de laboratoire
Des chercheurs allemands ont conçu un petit microscope mobile qui peut être fixé sur la tête des rats de laboratoires sans empêcher leurs déplacements et leurs mouvements.
Grâce à un tout petit trou percé dans le crâne des rats, grâce à des neurones rendus fluorescents et enfin grâce au laser du microscope, les chercheurs ont une vision directe de l’activité des neurones associée au libre déplacement des rats.
Et tout ça pour comprendre, par extension, comment notre cerveau construit la représentation de l’environnement fixe dans lequel on se déplace.
Actualiser notre position dans cet environnement fixe mobilise vraisemblablement plusieurs sens en plus du système moteur et l’organe de l’équilibre situé dans l’oreille interne.
Le petit microscope mobile permet aux chercheurs de visualiser l’activité d’un grand nombre de cellules à la fois, tout en évitant la pose d’électrodes.
Nouvelle perspective dans la maladie de Parkinson
La maladie de Parkinson est une maladie neurologique chronique d'évolution progressive affectant le système nerveux central responsable de troubles essentiellement moteurs.
C'est la deuxième maladie neuro-dégénérative, après la maladie d'Alzheimer.
La maladie de Parkinson se caractérise donc par une dégénérescence des neurones produisant la dopamine, un neurotransmetteur indispensable aux mouvements. Les patients souffrent donc de raideurs, de tremblements, de difficultés à initier des gestes…
La maladie débute habituellement entre 45 et 70 ans.
L'exposition aux pesticides augmenterait le risque de maladie de Parkinson de près de 70% : 5% des personnes exposées aux pesticides risqueraient de développer la maladie contre 3% pour la population générale. Cette maladie est effectivement plus fréquente en milieu rural qu'urbain. Le rôle d'un traumatisme crânien peut être suspecté, ce dernier étant plus fréquemment retrouvé dans les antécédents des parkinsoniens.
L’administration de L-dopa, précurseur de la dopamine, [...]
Nouvelles perspectives de traitement des lésions de la moelle épinière
Des chercheurs américains affirment qu'un simple colorant alimentaire pourrait être le meilleur traitement existant des lésions de la moelle épinière.
Des essais chez le rat ont montré qu'une teinture appelée Bleu Brillant G (BBG), très proche du colorant alimentaire Bleu n°1, pouvait traverser la barrière hémato-encéphalique et limiter l'inflammation du liquide céphalo-rachidien et de la moelle épinière lorsqu’elle est lésée ou sectionnée.
La seule technique à disposition des médecins à l'heure actuelle, en cas d'atteinte traumatique de la moelle épinière, est l'injection de corticoïdes à haute dose.
Lorsque les cellules nerveuses dans le cerveau ou la moelle épinière sont endommagées, elles libèrent des substances qui provoquent la mort des cellules du voisinage. L'un de ces produits chimique est l'ATP, une molécule utilisée chez tous les organismes vivants pour fournir de l'énergie aux réactions chimiques. Personne ne sait pourquoi mais l’interruption de ce processus semble essentiel pour prévenir les dégâts qui s’installent après[...]
Du nouveau concernant la chorée de Huntington
La chorée de Huntington, aussi connue sous le nom de maladie de Huntington, est une maladie héréditaire incurable d'évolution inexorable vers la mort. Cette maladie ne se développe, le plus souvent, que chez les personnes âgées de 40 à 50 ans.
Il existe une forme juvénile de chorée de Huntington qui débute avant 20 ans. Cette forme compte pour 10 % des malades atteints.
La chorée de Huntington se traduit par une dégénérescence neuronale affectant les fonctions motrices et cognitives aboutissant à une démence. Ces manifestations psychiatriques de la maladie s'accompagnent de manifestations neurologiques avec, chez le sujet éveillé, des gestes incohérents et anormaux (mouvements choréiques), indépendants de sa volonté, et des troubles de l'équilibre, une léthargie.
La chorée de Huntington est souvent confondue avec la danse de Saint-Guy, qui est en fait la manifestation d'une chorée, quelle qu'en soit la cause.
Le début se manifeste par des troubles subtils de la coordination des mouvements ou un changement d'humeur se manifestant par une tendan[...]
Dormez et faites le ménage
Selon 2 nouvelles études, dormir permettrait de faire le ménage au niveau des connexions entre les neurones (synapses) dans le cerveau et l’aiderait ainsi à être en meilleure forme pour continuer à apprendre.
On a toujours dit que dormir permettait de consolider un apprentissage et de mieux intégrer l’information dans la mémoire à long terme. Mais le rôle exact du sommeil est encore aujourd’hui très discuté. Et selon cette nouvelle étude, dormir permet de faire le ménage au niveau des synapses.
[...]
L’avenir appartient-il vraiment à ceux qui se lèvent tôt ?
Selon une nouvelle étude, les gens dits du soir sont plus efficaces que ceux du matin une dizaine d'heures après le réveil.
Notre cerveau n'agit pas de la même façon pour maintenir l'attention, que l'on soit du matin ou du soir. L'éveil est le résultat de deux processus : d'une part la propension au sommeil augmente au cours de la journée pour diminuer pendant la nuit ; ce phénomène est appelé processus homéostatique.
D'autre part le rythme circadien qui régule l'éveil augmente au cours de la journée pour diminuer en début de nuit.
C'est l'association de ces deux phénomènes qui permet de maintenir un niveau de performance au cours d'une journée normale.
Les résultats obtenus par IRM sur les sujets de l’étude montrent que les couche-tard sont plus résistants à la pression du sommeil accumulée tout au long de la journée. Les lève-tôt sont à l'inverse plus sensible[...]
La maladie de Parkinson et le fer
Trop de fer dans l’organisme pourrait bien provoquer la
dégénérescence des cellules nerveuses,
participant ainsi à la maladie de Parkinson qui est
provoquée par la dégénérescence des
neurones dopaminergiques situées dans la substance noire
du cerveau.
Pour mettre en évidence le lien entre cette maladie et le
fer, des chercheurs ont travaillé sur des souris. Ces
chercheurs disposent d’une toxine spécifique qui
induit la maladie de Parkinson chez la souris. Ils ont alors
observé que chez les rongeurs qui développaient la
maladie, le nombre de transporteurs qui importent le fer dans les
cellules nerveuses doublait. Les concentrations en fer
augmentaient également dans les cellules nerveuses.
[...]
Un simple neurone peut réactiver des muscles paralysés
Une seule petite cellule du cerveau peut restaurer des mouvements volontaires de muscles paralysés, selon des chercheurs américains qui ont réussi cette expérience originale chez des singes.
Leurs résultats pourraient à terme, dans quelques
années ou plus, avoir des applications cliniques pour les
paralysés par blessure de la moelle épinière
ou par une attaque cérébrale.
Les chercheurs ont démontré pour la première
fois que les singes peuvent apprendre à utiliser, en
quelques minutes, un système de connexion artificielle
directe entre des cellules du cortex moteur, la zone du cerveau
qui contrôle les mouvements volontaires et un membre
paralysé temporairement par injection
d'anesthésiques.
Le développement de ce système qui a permis aux primates de se servir d'un seul neurone pour bouger des muscles de leur poignet, pourrait permettre de créer une neuroprothèse relativement naturelle, selon les chercheurs. Si un singe peut le faire, alo[...]

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