Du nouveau dans la détection du cancer des poumons
Des chercheurs ont mis au point un processus permettant de diagnostiquer un cancer du poumon en analysant l’haleine,
avant que les tumeurs ne soient visibles sur des radios.
Le processus utilise des nanoparticules en or qui permettent de détecter des niveaux infimes de composés organiques volatiles, qui
pouvaient servir de biomarqueurs de la maladie.
Mais le procédé doit encore être soumis à des essais cliniques à grande échelle.
Actuellement, seulement 15 % des cancers sont découverts avant que la maladie ait commencé à s’étendre, alors qu’une
détection précoce augmente considérablement les chances de survie.
Ces résultats sont très prometteurs pour des diagnostics rapides, faciles et peu coûteux du cancer du poumon et la technique
pourrait être étendue à d’autres types de cancer. Selon l’Organisation mondiale de la santé, le cancer du poumon coûte la
vie à 1,3 million de personnes par an dans le monde, soit près de 18 % des décès par cancer.
Actuellement, plusieurs tests médicaux permettent de diagnostiquer et d’évaluer la gravité du cancer : l’analyse
d’expectorations, les images des poumons obtenues par différentes techniques (radiographie, tomodensitométrie, imagerie par
résonance magnétique, tomographie par émission de positrons et scintigraphie osseuse), les échantillons de sang et de biopsie.
Pour rappel, ce cancer demeure le plus mortel parmi tous les types de cancers. Le risque d’en mourir est particulièrement
élevé, car le diagnostic est souvent posé lorsque la maladie est à un stade avancé (en moyenne, à l’âge de 70 ans). De plus, ce
type de cancer peut se propager aisément dans le reste du corps étant donné le contact étroit des poumons avec plusieurs vaisseaux
sanguins et lymphatiques.
Le tabagisme est la principale cause de cancer du poumon et de décès par le cancer en général. Être fréquemment exposé à la fumée
secondaire ou à des particules cancérogènes présentes dans l’air, comme celles provenant de l’amiante, du radon ou de la
gazoline, peut aussi causer le cancer du poumon. À lui seul, le tabagisme est responsable de 90 % des cas de cancer du poumon chez
les hommes, et 78 % chez les femmes. Les produits toxiques contenus dans la fumée du tabac expliquent ses effets délétères sur la
santé.
Le cancer du poumon se prévient de façon très efficace. Les méfaits du tabagisme peuvent être réduits en cessant de fumer ou en
diminuant sa consommation.
On distingue deux formes de cancer du poumon, qui croissent et se propagent différemment dans le corps. Elles ne se traitent pas de
la même manière.
Cancer du poumon à petites cellules. Il s'agit de la forme la plus dangereuse de cancer du poumon. Au moment du diagnostic, le
risque que le cancer se soit déjà dispersé ailleurs dans le corps est élevé. Il est presque impossible de le traiter au moyen
d’une chirurgie. On emploie plutôt la chimiothérapie et la radiothérapie. Environ 20 % des cas de cancers du poumon se
présentent sous cette forme.
Cancer du poumon non à petites cellules. Cette forme de cancer du poumon, qui représente environ 80 % de cas, se détecte et se traite plus facilement que le cancer à petites cellules. Cette catégorie comprend trois sous-groupes : l’adénocarcinome, le carcinome épidermoïde et le carcinome à grandes cellules indifférenciées. Il en existe d’autres formes, beaucoup plus rares.
Parfois, aucun symptôme n’est détectable. Les symptômes les plus courants sont :
Une toux inhabituelle (être attentif à une toux du fumeur qui s’aggrave);des crachats de sang; une respiration sifflante; un souffle court; une respiration difficile ou douloureuse; une douleur au thorax; une voix enrouée ou rauque durant plus de trois à quatre semaines; des bronchites ou des pneumonies à répétition; d’autres symptômes, selon le stade et l’étendue du cancer : perte de poids et d’appétit, fatigue chronique, maux de tête, mal aux os, etc.
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