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Certaines reprécisions concernant le plan cancer en Belgique

Webmaster 06/04/10 14:20 - Dernière Modification: 06/04/10 14:23

Le plan cancer s’articule autour de 3 axes : la prévention et le dépistage  les soins et les traitements et la recherche.

Le dépistage

Celui du cancer colorectal a démarré en Communauté française voici quelques mois. Un programme portant sur le cancer du col de l’utérus est à l’étude. A ce propos, rappelons que les adolescentes âgées de 12 à 18 ans ont accès au remboursement de la vaccination contre le papillomavirus humain (HPV), dont le coût, pour elles, est passé de 412 à 31 €. Concernant le cancer du sein, il sera procédé à l’amélioration du remboursement des tests complémentaires indiqués après un mammotest positif, ainsi que des examens de suivi pour les femmes à haut risque. Ceci concerne l’échographie, la résonance magnétique et la biopsie, qui devraient idéalement – c’est l’intention – être gratuite pour les patientes.

La « consultation de prévention »

L’idée consiste, dans le cadre du Dossier médical global (DMG), à permettre, au rythme d’une fois tous les 3 ans, de bénéficier d’une consultation gratuite au cabinet du médecin généraliste, destinée à évaluer les facteurs de risque, notamment de développer un cancer. Tabac, alcool, alimentation, activité physique, hypertension, cholestérol, …un éventail de paramètres serait pris en considération, et une stratégie corrective mise en œuvre si nécessaire. Laurette ONKELINX se dit très attachée à cette initiative. Coût : 20 millions par an. Le projet est en discussion au sein de la commission médico-mutualiste qui déposera bientôt une proposition. De sérieuses réticences y ont été exprimées.

Amélioration de la prise en charge des enfants atteints de cancer

On dénombre 350 nouveaux cas par an dans notre pays. Les centres d’hémato-oncologie pédiatriques bénéficieront d’un renforcement de leur financement et de leur encadrement. Par ailleurs, les équipes de liaison pédiatriques seront mieux soutenues dans leur mission d’accompagnement, à domicile en dehors des périodes d’hospitalisation, des jeunes patients atteints d’une pathologie chronique lourde (pas seulement le cancer).

Instauration d’une consultation « de longue durée »

Notons tout d’abord qu’un budget de 5 millions d’€ sera consacré à la revalorisation de la consultation oncologique multidisciplinaire (COM), qui réunit des spécialistes de divers horizons, et dont l’objectif consiste à améliorer la qualité de la prise en charge du patient, tout en organisant de manière optimale les conditions d’annonce du diagnostic. Dans ce contexte, un projet-pilote sera lancé afin d’examiner la possibilité d’une participation (par vidéo-conférence) du médecin généraliste à cette réunion, ainsi que l’échange de données par voie électronique. Quant à la consultation « longue durée », elle sera créée afin de dégager davantage de temps pour permettre au médecin de mieux détailler la nature du mal, les examens complémentaires nécessaires, ainsi que le plan de traitement tel qu’il a été défini dans le rapport établi par la COM. De plus, des formations à la communication et à la psycho-oncologie devraient être mises en place.

Amélioration et soutien de la radiothérapie et de l’imagerie médicale

Cette action a pour but, précise Laurette ONKELINX, d’assurer la qualité et la disponibilité suffisante des appareillages diagnostiques et thérapeutiques de radiothérapie et d’imagerie oncologique par rapport aux besoins de la population. Ainsi que d’en garantir l’accessibilité à tous, sur le plan financier. La possibilité d’adaptation des critères d’agrément, de financement et de programmation des centres de radiothérapie fait l’objet d’une réflexion, dont les conclusions seront connues en avril.

Un meilleur financement des soins palliatifs en centre de jour

Une enveloppe de 900.000 € est prévue pour ces structures qui accueillent les patients qui ne répondent malheureusement à aucun traitement.

Ceci s’ajoute à des dispositions qui continueront bien sûr à produire leurs effets durant l’année à venir, comme l’aide financière forfaitaire au sevrage tabagique, l’admission au remboursement de plusieurs dizaines de médicaments anticancéreux, une meilleure prise en charge des coûts annexes liés au traitement (en cas de chute des cheveux, par exemple), les soutiens à la recherche ou encore le financement de projets d’accompagnement psychologiques des patients ou des parents de patients victimes d’un cancer.

Les médicaments non remboursés

Un grand nombre de patients chroniques doivent impérativement recourir à des médicaments dits « de confort » (catégorie D) qui ne sont pas du tout remboursés. C’est le cas de certains antidouleurs ou de laxatifs. Dans le courant de l’année, toute une série de molécules seront progressivement intégrées dans le « maximum à facturer ».

Un statut pour malades chroniques

Premier objectif : leur permettre de mieux faire face au coût des soins. Dans ce contexte, un système de « maximum à facturer » (MAF) spécifique a été adapté à leur intention. Pour schématiser à l’extrême : s’il dépasse pendant une longue durée un certain plafond de dépenses, le patient bénéficie d’une meilleure prise en charge des frais médicaux. C’est une illustration de la démarche. Deux : la simplification administrative, dont certaines des lourdeurs, héritées du passé, sont qualifiées de violence d’Etat par Laurette ONKELINX. A quoi sert-il, par exemple, qu’une personne souffrant de maladie de Parkinson, à l’évolution inexorable, ait à faire évaluer périodiquement sa situation ? De fait, sur quels critères reposera l’attribution du statut « officiel » de malade chronique et le bénéfice du « maximum à facturer » qui s’y rapporte ? La possibilité sera double (les deux options pouvant se chevaucher). Soit, on considère l’affection elle-même, qui doit être dégénérative, incurable ou rare. Soit, on tient compte du coût du traitement à charge du patient, qui devra dépasser un seuil donné (aux alentours de 450 € annuels de tickets modérateurs), durant une période significative (au moins deux ans consécutifs).

Création de « cliniques de la mémoire »

Une attention particulière sera accordée à la prise en charge à domicile des patients souffrant de démence (Alzheimer…), notamment par le biais d’actions de formation des médecins généralistes et du personnel des soins infirmiers. Les « cliniques de la mémoire », quant à elles, seront composées d’équipes multidisciplinaires (neuropsychologue, psychologue, ergothérapeute, travailleurs sociaux…) qui auront pour mission d’évaluer les possibilité de réadaptation du patient, d’établir un plan de traitement en concertation avec le médecin traitant ou encore de mettre en place – chez lui – les mesures adéquates au maintien à domicile du malade.

Amélioration de la prise en charge de la douleur chronique

Deux types de projets ont démarré en ce mois de janvier : la nomination dans de nombreux hôpitaux d’un infirmier spécialisé dans la douleur et la mise en place d’une équipe multidisciplinaire de la douleur.

Les structures de répit

Ce sont des structures où les enfants et adolescents atteints d’un cancer ou d’une maladie incurable pourront venir souffler un peu et permettre à la famille de souffler aussi !

Les frais de transport

Leur prise en charge sera étendue aux enfants dans certains cas non prévus initialement.

Le télémonitoring

On verra d’ici peu une amélioration de la gestion et du suivi des affections chroniques, tout en favorisant une plus grande autonomie du malade.

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9 février 2012
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