Terreurs nocturnes chez vos enfants?
Elles surviennent chez l'enfant souvent vers l'âge de 5 ans et peuvent persister jusqu'à un âge avancé (8-9 ans). Il « vit » un cauchemar :
Il survient dans les premières heures de la nuit. L'enfant s'agite, hurle, est bizarre ou est même terrifié, il transpire, pleure. Il ne supporte pas d'être tenu ou d'être recouché. Il n'y a aucun danger à essayer de le réveiller mais ce n'est pas toujours facile.
Dés qu'il s'éveille, il se calme et ne se souvient de rien, il va se rendormir rapidement.
La cause est un réveil partiel en phase 4 du sommeil.
C'est un trouble fréquent et sans aucune gravité.
Il n'y a pas de traitement en dehors des « calmants » (à éviter).
Ne pas s’énerver, le consoler même s’il semble ne pas se réveiller et lui dire que vous êtes tout près et qu’il ne peut rien lui arriver
Pourquoi nos enfants aiment tant leur doudou ?
A un âge qui peut varier de quatre mois à un an, le bébé s’attache souvent à un objet familier avec lequel il noue des liens privilégiés : une couverture, un bout de tissu, une peluche… Appelé «objet transitionnel» par les psychologues, ce «doudou » possède une valeur symbolique d’union avec la mère et permet à l’enfant de supporter d’être séparé d’elle.
A quoi sert l’objet transitionnel ?
C’est lorsqu’il a 8 ou 9 mois que l’enfant commence à se rendre compte que ses parents peuvent s’éloigner de lui. Selon un célèbre psychanalyste, l’enfant utilise alors un «doudou» comme défense contre l’angoisse. Désigné sous le terme d’«objet transitionnel» par les psychologues parce qu’il vient, ainsi, réaliser la transition entre la mère et l’enfant, celui-ci permet au bébé de se consoler lorsqu’il se sent délaissé à des instants particuliers : au moment de l’endormissement, lorsqu’il doit affronter l’inconnu, dans les phases de tristesse, conflits et durant les périodes de maladies. Pour les psychologues, l'objet transitionnel apporte à l'enfant, très tôt, un champ d'expérience qui ne peut être contesté car il appartient au domaine de l'illusion. Il va se prolonger, tout au long de sa vie, dans l'expérience intense qui appartient au domaine des arts, de la religion, de la vie imaginative, de la création scientifique», explique-t-on en Psychanalyse.
Faut-il supprimer le «doudou» à partir d’un certain âge ?
Selon la majorité des psychologues, il ne sert à rien de vouloir supprimer un «doudou» tant que l’enfant en a encore besoin : l’abandon de l’objet transitionnel devrait idéalement se faire de façon volontaire. Mais à partir de 12 ou 15 mois, l’enfant cesse souvent d’investir l’objet du pouvoir réconfortant qu’il lui a attribué et le «doudou» « perd alors sa signification». Si l’enfant veut absolument le conserver, on peut alors le réserver aux moments de tristesse ou d’endormissement. L’idéal est de se mettre d’accord avec son enfant. Il pourra le garder jusqu’à l’adolescence s’il le souhaite, mais il devra accepter de l’abandonner à table, lorsqu’il joue ou lorsqu’il parle avec d’autres enfants.
Vu que la perte d’un doudou peut prendre des allures de drame, l’idéal est d’en acheter 2 exemplaires pour avoir une solution en cas de perte.
Si par contre, le doudou était un tissu trouvé au hasard, lui en redonner un avec votre parfum après l’avoir porté sur vous quelques heures pour le rassurer.
Passer le «doudou» en machine ? Par mesure d’hygiène, pensez donc à trouver le bon moment pour le faire: mieux vaut le laver durant son sommeil, pour éviter de l’en séparer trop longtemps…
Lien direct vers cet article: http://www.medicalservices.be/news/2009-05-24/terreurs-nocturnes-chez-vos-enfants.htm
Article vu 825 fois Retour aux articles...
