Les allergiques n’aiment pas trop le printemps
Au printemps les allergiques ont tendance à rester chez eux évitant ainsi d’affronter les pollens d’arbres et de graminés qui flottent. Mais l’air dans les maisons peut être tout aussi pollué !
L’allergie est une réponse disproportionnée de notre corps face à un agent extérieur habituellement inoffensif (pollens, poils de chats, fraises,cacahuètes…). Pour que la réaction allergique se produise il faut d’abord que l’organisme ait été une première fois en contact avec la substance incriminée, appelée allergène, par voie respiratoire, alimentaire ou cutanée. Suite à ce contact le corps fabrique des anticorps spécifiques dirigés contre l’allergène, c’est la phase de sensibilisation. Elle peut durer plusieurs années et l’on ne sait pas très bien pourquoi le corps fabrique des anticorps contre tel ou tel allergène.
Concernant les pollens :
Le pollen (du grec palè : farine ou poussière) constitue, chez les végétaux supérieurs, l'élément fécondant mâle de la fleur : ce sont de minuscules grains de forme plus ou moins ovoïde de quelques dizaines de micromètres de diamètre, initialement contenus dans l'anthère à l'extrémité des étamines.
Il existe des pollens de moins de 10 µm ; ce sont eux qui sont les plus allergènes : bouleau, aulne, charme, noisetier, châtaignier, chêne, cyprès, frêne, olivier, peuplier, platane...
On considère que les pollens les plus petits sont ceux du myosotis (7µm) et les plus gros, ceux de la courge (150µm).
Malheureusement, il est difficile d’échapper aux pollens. Il est tout de même utile de connaître les périodes de « largage » des pollens dans l’air et d’éviter de trop sortir ces jours-là. L´augmentation de ce type d´allergie, qui aurait doublé en 10 ans, justifie la surveillance du contrôle de la qualité de l´air.
En cas de crises, le recours aux antihistaminiques s’avère souvent indispensable, des nouveaux traitements, dont certains spécialement conçus pour le rhume des foins, sont maintenant disponibles. Ils contiennent une substance permettant de stopper les écoulements du nez. Associés, avec des anti-inflammatoires locaux (cortisone) ils ont une très bonne efficacité.
Si certains allergènes comme les pollens sont difficilement évitables d’autres peuvent être significativement réduits. Alors que nous passons 85 % de notre vie en intérieur, il faut s’assurer d’avoir un air de qualité, non pollué dans tous les lieux de vie : habitat, bureaux, écoles, maternités...
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