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Stress et peau ne font pas bon ménage

Webmaster 23/02/09 10:47

On savait déjà que le soleil et le tabac favorisaient le vieillissement de la peau.

Une nouvelle étude américaine montre que le stress et la prise d’antidépresseurs sont également impliqués. 

Pour l’étude, des chercheurs de l’hôpital universitaire de Cleveland aux Etats-Unis ont observé l’aspect de la peau de plus de 180 couples de jumelles. Les frères ou sœurs jumeaux ont le même patrimoine génétique et sont « programmés » pour vieillir de la même manière. 

Cependant, les scientifiques ont observé des différences entre l’aspect visuel de leurs peaux. Pour l’étude, ils ont ainsi demandé à des experts d’estimer l’âge  apparent de chacune des jumelles à partir de photos. En parallèle, ils ont interrogé les volontaires sur leur mode de vie. 

Les résultats confirment que la consommation de tabac et l’exposition au soleil sont deux facteurs de vieillissement de la peau : une femme qui a fumé pendant plus de 10 ans aura l’air plus vielle que sa sœur jumelle de 2 ans ! 

Mais surtout, l’étude révèle de nouveaux facteurs ou situations qui jouent sur la différence entre les peaux des jumelles : le stress, le divorce et la consommation d’antidépresseurs.

Cette étude s’applique aux femmes mais les auteurs ont promis de consacrer la prochaine aux hommes.  

Mais il n’y a pas que le vieillissement de la peau qui soit en jeu ! 

La peau est étroitement connectée au système nerveux via la composante neuroendocrine de celui-ci. Ce qui explique que, sous l'effet du stress, de nombreuses affections cutanées soient marquées par des poussées passagères. Exemple : les dermatoses inflammatoires : eczéma, dermatite séborrhéique, psoriasis, vitiligo, pelade...

Mais même sans pathologie, la peau réagit intensément au stress, et c'est visible ! On sait aujourd'hui que les cellules de la peau ont une susceptilité particulière au stress dans la mesure où elles possèdent, pour la plupart d'entre elles, des récepteurs répondant à une quantité d'hormones et de neurotransmetteurs. Plus subtilement, face au stress, la peau met en jeu le même système local de stress que celui déclenché par l'axe hypothalamo-hypophysaire, en étant capable de libérer de l'hormone corticotrope, et des peptides dérivés de

la pro-opiomélanocortine !

En réalité, c'est toute la cascade d'évènements déclenchés dans l'organisme en réponse au stress, qui va atteindre différents organes, et parmi eux, le revêtement cutané. Mais les manifestations de la peau en sont sans doute les témoins les plus visibles. 

Le visage change de couleur, pâlit. Pour la bonne raison qu'ont été rapidement libérées dans la circulation des hormones dites du stress, notamment des catécholamines. D'où vasoconstriction des vaisseaux. Avec cette entrée en jeu du système nerveux autonome qui dispense ses médiateurs (noradrénaline et acétylcholine) vers tout un ensemble d'organes, il n'est pas étonnant non plus que les poils se dressent, ou encore que les glandes sudoripares se mettent à déverser de la sueur en abondance ! Front, paumes des mains, aisselles s'humidifient en un rien de temps.

A ce stade, l'organisme a déployé ses stratégies de protection, mobilisé toutes ses forces pour se prémunir. Mais c'est à plus long terme, sous l'effet de stress trop répétés, que le bel équilibre de la peau va s'en trouver perturbé et la fonction barrière de la peau peut finir par s'altérer. A la longue, l'immunité cutanée pourrait même s'en trouver affaiblie. On a pu constater aussi des retards de cicatrisation, des chutes de cheveux etc

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11 février 2012
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