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Prise de poids et génétique

Webmaster 17/07/08 12:58

Pourquoi prenons nous du poids ?

A cause de notre alimentation ou notre sédentarité physique ? Sûrement, mais pas seulement. De nouveaux résultats  impliqueraient aussi un facteur génétique.

Le gène PCSK1 joue un rôle essentiel dans la maturation de plusieurs hormones qui régulent la prise alimentaire au niveau du cerveau. Une équipe de chercheurs s'est intéressée aux mutations fréquentes du gène PCSK1.

Ce qu’ils ont découvert ? Rien de moins qu’un nouveau gène de l’obésité.

Les chercheurs ont procédé par étapes. Ils ont tout d’abord repéré des mutations du gène PCSK1 chez trois personnes atteintes d’une obésité rare et sévère. Les mutations du gène s’accompagnaient d’une absence de l’enzyme proconvertase-1. Ils ont ensuite analysé le gène PCSK1 et l’enzyme chez 150 obèses volontaires. Cela leur a permis de comprendre que des altérations mêmes mineures de l’enzyme étaient lourdes de conséquences. Enfin, ils ont vérifié leurs résultats chez plus de 3000 personnes, obèses ou non.

Quels sont les mécanismes mis en jeu ? L’insuline, le glucagon et la mélacortine (hormone provoquant la satiété) sont impliqués dans le contrôle de l’appétit par le cerveau. Lorsque ces hormones ne sont pas développées comme il le faut, le participant a tendance à avoir faim davantage et à ne pas être rassasié comme monsieur et madame tout le monde. Les anomalies de l’insuline, hormone hypoglycémiante, vont également entraîner une augmentation des risques d’hypoglycémie après les repas.

 En cause chez les personnes obèses ou en surpoids : des petites anomalies de l’enzyme proconvertase-1 dues à des mutations fréquentes du gène PSCK1. En effet, cette enzyme participe normalement à la production de l’insuline, du glucagon et de la mélacortine.

Ainsi, l’enzyme peut être totalement inefficace, comme chez les trois premiers obèses étudiés ou un petit peu altéré, comme chez de nombreuses personnes en surpoids ou obèses.

Selon les chercheurs, c’est le cas pour "25% de la population, chez qui cette enzyme est un petit peu moins active".

Enfin, si l’enzyme proconvertase agit normalement, aucune prise de poids ne lui est attribuable !  

 On réagit donc tous différemment à l’environnement en fonction de nos gènes.

L’auteur pense qu'à la fin de l'année on aura identifié une douzaine de gènes différents de l'obésité.

Ça en rassurera quelques-uns !

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8 février 2012
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