Prise de poids et génétique
Pourquoi prenons nous du poids ?
A cause de notre alimentation ou notre sédentarité
physique ? Sûrement, mais pas seulement. De nouveaux
résultats impliqueraient aussi un facteur
génétique.
Le gène PCSK1 joue un rôle essentiel dans la
maturation de plusieurs hormones qui régulent la prise
alimentaire au niveau du cerveau. Une équipe de chercheurs
s'est intéressée aux mutations fréquentes du
gène PCSK1.
Ce qu’ils ont découvert ? Rien de moins qu’un
nouveau gène de l’obésité.
Les chercheurs ont procédé par étapes. Ils
ont tout d’abord repéré des mutations du
gène PCSK1 chez trois personnes atteintes d’une
obésité rare et sévère. Les mutations
du gène s’accompagnaient d’une absence de
l’enzyme proconvertase-1. Ils ont ensuite analysé le
gène PCSK1 et l’enzyme chez 150 obèses
volontaires. Cela leur a permis de comprendre que des
altérations mêmes mineures de l’enzyme
étaient lourdes de conséquences. Enfin, ils ont
vérifié leurs résultats chez plus de 3000
personnes, obèses ou non.
Quels sont les mécanismes mis en jeu ? L’insuline,
le glucagon et la mélacortine (hormone provoquant la
satiété) sont impliqués dans le
contrôle de l’appétit par le cerveau. Lorsque
ces hormones ne sont pas développées comme il le
faut, le participant a tendance à avoir faim davantage et
à ne pas être rassasié comme monsieur et
madame tout le monde. Les anomalies de l’insuline, hormone
hypoglycémiante, vont également entraîner une
augmentation des risques d’hypoglycémie après
les repas.
En cause chez les personnes obèses ou en surpoids :
des petites anomalies de l’enzyme proconvertase-1 dues
à des mutations fréquentes du gène PSCK1. En
effet, cette enzyme participe normalement à la production
de l’insuline, du glucagon et de la
mélacortine.
Ainsi, l’enzyme peut être totalement inefficace,
comme chez les trois premiers obèses étudiés
ou un petit peu altéré, comme chez de nombreuses
personnes en surpoids ou obèses.
Selon les chercheurs, c’est le cas pour "25% de la
population, chez qui cette enzyme est un petit peu moins
active".
Enfin, si l’enzyme proconvertase agit normalement, aucune
prise de poids ne lui est attribuable !
On réagit donc tous différemment à
l’environnement en fonction de nos gènes.
L’auteur pense qu'à la fin de l'année on aura
identifié une douzaine de gènes différents
de l'obésité.
Ça en rassurera quelques-uns !
Lien direct vers cet article: http://www.medicalservices.be/news/2008-07-17/prise-de-poids-et-genetique.htm
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