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Recherche sur les vertiges en apesenteur

Webmaster 21/06/08 21:14 - Dernière Modification: 23/06/08 12:20

En septembre 2006, lors de la cérémonie de bienvenue au retour mission de la la navette spatiale Atlantis à Houston (Texas), l'astronaute Heidemarie Piper à soudainement perdu connaissance. Heureusement, ses coéquipiers étaient là pour l'aider à récupérer.

L'astronaute Karen Nyberg en apesenteur
Photo: © NASA TV
En apesenteur le sang s'accumule
dans la poitrine et la tête

Pour mieux comprendre ce phénomène, une nouvelle expérience médicale est maintenant en cours. Elle a pour but d'étudier la manière dont les longues périodes dans l'espace affectent le corps humain et ce qui peut être fait pour mieux protéger astronautes dans l'avenir. Ces recherches pourrait également avoir des applications médicales dans la vie de tous les jours, au profit des personnes âgées qui souffrent d'évanouissements ou de chutes (cause de nombreuses fractures de la hanche), ainsi que pour les personnes qui souffrent de maladies cardiaques causées par le style de vie sédentaire.

Quelles sont les causes de ces évanouissements?

Étourdissements et évanouissement ne sont pas rares au retour des astronautes. Environ 20% des membres d'équipage de la navette spatiale et 80% des astronautes de la Station Spatiale Internationale (ISS) sont victimes de vertiges et des évanouissements à leur retour sur Terre. Ce n'est pas une préoccupation majeure, mais les chercheurs pensent qu'il pourrait y avoir des implications pour la santé des astronautes après de plus longs vols en orbite vers de la station internationale, la Lune, ou vers Mars.

En l'apesanteur, le cœur n'a pas besoin de travailler aussi dur que sur terre. Sans l'habituelle force de gravité, le sang a tendance à s'accumuler dans la tête et la poitrine. Après quelques jours, l'organisme commence à s'adapter. Les astronautes doivent faire de l'exercice régulièrement sur la station de sorte que leur muscles, leur squelette, et leur système cardiovasculaire soient le plus apte possible.

Garett Reisman pendant une séance d'exercices...
Photo: © NASA
Les astronautes doivent faire de
l'exercice pour garder la forme.

Au retour des astronautes sur Terre, cette adaptation du système cardiovasculaire provoque un afflux de sang dans les partie inférieure du corps, et donc réduit le flux sanguin vers le cerveau. Dans certains cas, les astronautes sont victimes d'étourdissements, tandis que d'autres s'évanouissent en raison du manque de sang oxygéné qui affecte le fonctionnement normal du cerveau.

Le test est dirigé par le chercheur Richard Hughson de l'université de Waterloo (Canada), parrainé par l'Agence spatiale canadienne (CSA) en collaboration avec notamment l'université de Tours (France). L'expérience dénommée "CCISS" (pour "Cardiovascular and Cerebrovascular Control on Return from the International Space Station") est la première tentative visant à examiner en profondeur comment le corps humain fait face à la micro-gravité pendant de nombreux mois à bord de la station spatiale.

Hughson et son équipe pensent que ces expériences peuvent aller au-delà du simple fait d'aider les futurs voyageurs qui se lanceront dans de longues missions spatiales. Les informations ainsi recueillies sur la façon dont les astronautes maintiennent leur santé dans l'espace auront certainement des retombées sur terre qui pourraient aider les personnes âgées et les personnes ayant des problèmes cardiovasculaires.

L'expérience prévoit des tests avant, pendant et après le vol spatial. Avant la mission, de mesures de base sont prises pour surveiller la circulation sanguine de six membres d'équipage. Au début et à la fin de leur mission de quatre à six mois, les astronautes doivent prendre des mesures de leur fréquence cardiaque et leur tension artérielle durant leurs activités normales et ce tout durant des périodes de 24h. Les données ainsi recueillies sont envoyées au Marshall Space Flight Center à Huntsville, Alabama pour y être analysée.

Cette étude est toujours en cours, mais on peut raisonnablement présumer qu'elle permettra de grandes avancées dans la compréhension du corps humain et de son système circulatoire.


Ceci est le deuxième article d'une série consacrée aux applications de la recherche spatiale. Cliquez sur le lien suivant pour lire le premier arcticle:  Recherche d'un vaccin contre la salmonellose dans l'espace.

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11 février 2012
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