Notre système de soins de santé crie au secours!
Faute d'une solide remise en cause de notre système de
soins de santé, ce dernier va droit dans le mur. C'est ce
que pronostiquent des experts.
On pensait que la sécu se portait mieux, grâce
à des budgets en équilibre. On se
réjouissait aussi d'entendre que des moyens importants
allaient être alloués à la lutte contre le
cancer et pour les maladies chroniques. Mais voilà qu'une
étude, intitulée "Quel est l'état de
santé du système de santé en Belgique" brise
nos illusions.
Selon ses auteurs, sans riposte radicale, bientôt, ce
colosse aux pieds d'argile s'effondrera. Avec ce risque de voir,
notamment, sombrer le taux de couverture de la population par
l'assurance maladie obligatoire, très élevé
chez nous, la liberté de choix (du praticien, entre
autres) laissée aux patients, et l'accessibilité du
système, sa diversité et son principe de
solidarité.
L’état d'opulence a pris fin en 1982. Et
depuis, ça n’a cessé de diminuer.
En clair, les partenaires concernés (mutuelles,
médecins, hôpitaux...) se partagent une enveloppe
financière et chacun se félicite si, lors du bilan
annuel, on ne constate que peu ou pas de dérapage. Le
problème ? Selon ce rapport, cette politique est
vouée à l'échec. Car les besoins en soins de
santé iront croissants. Toutes les études
montrent en effet que les coûts liés à la
santé vont littéralement exploser dans les
années à venir.
Il serait donc naïf d'imaginer que les deniers que l'Etat
consacre ou acceptera de consentir à ce poste suffiront.
Quant aux patients, ils sont, déjà, de plus en plus
mis à contribution. En 1997, ils réglaient
23,2 % de leurs soins et 27,7 % en 2005. Actuellement, on
approche 30 %. »
En conclusion, pour préserver les qualités de notre sécu, il faut, selon ces experts, sortir d'urgence de la logique budgétaire. On sait que se soigner coûtera forcément de plus en plus cher. Dès lors, ils suggèrent de réorganiser profondément notre système de soins et son financement, tout en se recentrant sur des objectifs de qualité. Parmi les pistes : adopter une vision à moyen et à long terme et bâtir une politique de prévention plus énergique.
Lien direct vers cet article: http://www.medicalservices.be/news/2008-05-05/notre_systeme_de_soins_de_sante_crie_au_secours.htm
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