Actualité.

Medical Services

L'assurance hospitalisation par et pour les professionnels de la santé

Sida et procréation artificielle

Webmaster 12/03/08 10:41

Il s'agirait d'une première mondiale ! A l'hôpital Erasme, une maman séropositive a donné naissance à un enfant sain. Comment ? Grâce à la fécondation in vitro, mais aussi grâce à un diagnostic effectué sur les embryons avant implantation dans l'utérus, ce qui a permis d'écarter les embryons potentiellement contaminés par le HIV.

Les patients atteints du sida souffrent encore de discriminations et ne bénéficient pas d'une égalité d'accès aux soins et traitements, notamment dans le domaine de la procréation assistée.      

Les équipes de l'hôpital Erasme ont en effet pris en charge la stérilité d'un couple au sein duquel la femme est atteinte par le HIV. Les deux parents étant en outre porteurs sains de la drépanocytose, il a fallu pratiquer une fécondation in vitro avec diagnostic préimplantatoire, lequel empêche de transférer un embryon malade. La drépanocytose, maladie génétique très fréquente dans la population d'origine africaine, est responsable d'une anomalie de l'hémoglobine contenue dans les globules rouges.      

Comme le père et la mère étaient porteurs sains de la drépanocytose, il y avait un risque sur quatre pour que la mère mette au monde un enfant atteint de la maladie. Avec le diagnostic préimplantatoire, les médecins ont analysé les gènes des embryons afin d'éliminer les embryons malades. Ils ont  en outre soumis la maman à un traitement médicamenteux permettant d'empêcher la transmission du virus de la mère à l'enfant.

Il s'agit d'une petite révolution dans le monde médical, étant donné qu'une patiente atteinte du VIH a pu, pour la première fois, bénéficier de cette technologie de la procréation assistée. Le diagnostic préimplantatoire existe depuis 17 ans. La prise en charge du VIH en procréation assistée existe depuis la fin des années '90. Dix ans plus tard seulement, la première combinaison des deux techniques a été réalisée. Symboliquement, la signification de ce traitement est très importante. Techniquement, on ne fait que combiner deux méthodes que l'on pratique régulièrement.    

Mais les patients atteints du sida ont encore de nombreuses difficultés d'accès au traitement. Trop d'équipes médicales sont encore réticentes à prendre en charge des patientes atteintes de VIH, en raison d'un risque de contamination. Le sida reste une maladie qui fait peur, même en milieu hospitalier.

Tags: - -
Avez vous trouvé cette page utile? Non Neutre Oui

Haut de la page       Admin

 
10 février 2012
Vous êtes ici:
Infos Pratiques
Vous avez une question? Visitez la F.A.Q. ou contactez-nous au 04/344.48.44
Rechercher

Web Medicalservices.be

Visiteurs aujourd'hui: 115