Dérapages thérapeutiques : pas aussi rare qu’on ne le croit
Un examen médical peut dégénérer, si
le praticien a une idée derrière la
tête.
Les abus sexuels commis par des professionnels de la santé
sur les patients surviennent plus souvent qu’on ne le
pense. Les études révèlent qu’un
professionnel sur dix aurait eu ce type de rapport avec la
clientèle. Dans les faits, peu de gens portent
plainte.
En Belgique, aucune étude n’a encore mesuré
le nombre d’abus sexuels commis par les professionnels de
la santé, mais aux États- Unis, où tous les
types de professionnels ont été sondés
(médecins, psychiatres, personnel infirmier, dentistes),
des études rapportent que 10% d’entre eux avouent
avoir déjà eu ce type de rapport avec leurs
patients.
Un chiffre réaliste, croient deux psychologues
québécoises qui ont consacré leur
thèse de doctorat au sujet. Ces mêmes études
révèlent que dans 89% des cas, les victimes sont
des femmes et que la majorité, soit 90%, se remettent
difficilement d’une telle expérience et un nombre
croissant de victimes sont en dépression ou se
suicident.
Plusieurs scénarios sont possibles :
Il y a le professionnel qui, avec un sédatif, abuse du
patient, ou celui qui convainc la patiente que les contacts
physiques peuvent l’aider, ou encore celui qui invite la
patiente à souper en se croyant en accord avec son code
d’éthique puisque la relation a lieu à
l’extérieur du bureau.
Peu de gens portent plainte auprès des ordres professionnels.
Lien direct vers cet article: http://www.medicalservices.be/news/2008-01-22/derapages_therapeutiques_pas_aussi_rare_qu_on_ne_le_croit.htm
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