Nos neurones serviront encore longtemps…
Certains mathématiciens ont imaginé remplacer le
cerveau humain par une machine.
Un rêve ? En tout cas, on semble en être loin et nos
bons vieux neurones ont encore de beaux jours devant eux.
Malgré tout, les recherches en intelligence artificielle
progressent et à défaut de pouvoir penser
grâce à un ordinateur, l'homme de demain devrait
disposer de nombreux outils d'aide à la
décision.
Un ordinateur, Deep Blue, gagne aux échecs contre celui
qui était jusqu'à peu le plus grand champion de la
discipline, Kasparov . D'autres composent de la musique, d'autres
encore tel Da Vinci aident les chirurgiens dans certains actes
opératoires…
En 1985, le système Nettalk a aussi fait la preuve que des
machines peuvent être dotées d'un certain pouvoir de
lecture. Mais, quant à reproduire les performances du
cerveau humain, c'est une autre histoire ! Et l'idée de
simuler avec un ordinateur le processus de la pensée qui
définit l'intelligence artificielle, reste quelque peu
théorique. De nombreux scientifiques se demandent
même si elle a un sens. De fait, cinquante ans après
la naissance du concept d'intelligence artificielle qu'on doit en
grande partie aux mathématiciens et informaticiens
américains, John Von Neumann, Norbert Wiener et Marvin
Minsky, les travaux en ce domaine paraissent aujourd'hui moins
"à la mode" et les buts que se fixent les chercheurs sont
devenus plus modestes.
Les avancées informatiques ont été
colossales en quelques décennies ; la puissance des
microprocesseurs continue de doubler tous les 18 mois. Pourtant,
parmi les objectifs retenus au début des années 80,
peu ont été atteints.
Les raisons en sont multiples. En premier lieu, le fonctionnement
intime du cerveau est très complexe et les
mécanismes mis en place pour réaliser de nombreux
travaux intellectuels demeurent ignorés. Pour ce motif, on
ne sait donc pas encore comment programmer les ordinateurs et
ceux qui ont été fabriqués pour effectuer
certaines tâches, par exemple jouer aux échecs,
utilisent des mécanismes différents de ceux qui
sont activés par le cerveau humain. Dans ce jeu,
l'ordinateur passe, par exemple, en revue systématiquement
des milliers de positions possibles, alors que l'homme imagine
une stratégie.
En outre, le nombre de connexions que peuvent réaliser les
ordinateurs, même s'il a beaucoup augmenté, reste
très inférieur à celui du cortex !
Le cerveau humain comporte 100 milliards de neurones. Et
même si certains chercheurs affirment qu’il sera
possible de concevoir une machine correspondant à 75
millions de neurones, on est encore loin du compte
Autre point délicat dans la mise au point des programmes
d'intelligence artificielle : la maîtrise du dialogue entre
l'homme et la machine. Davantage que la "mémoire" de
l'ordinateur, c'est ainsi son "langage" qui semble pouvoir le
rendre "intelligent". Les chercheurs recourent d'ailleurs
aujourd'hui beaucoup aux services de linguistes, la connaissance
des structures du langage humain fournissant des indications
précieuses pour la conception et la programmation des
machines.
En dehors de la robotique, qui a connu d'importantes
avancées, quelques applications de l'intelligence
artificielle au sens large existent déjà,
même si elles demeurent limitées. Selon un chercheur
de l'université de Stanford, l'une d'entre elles concerne
la reconnaissance de la parole qu'on sait obtenir, sans
très grand succès,des machines depuis environ 10
ans. Certains ordinateurs savent aussi "lire" des
séquences très réduites de textes et des
programmes de traduction automatique sont aujourd'hui
disponibles. Il faut cependant avouer que ces derniers font de
nombreuses erreurs et s'avèrent plutôt
décevants. Les technologies de reconnaissance visuelle
devraient, quant à elles, assez rapidement
améliorer la vie des aveugles. Mais là encore, les
capacités des ordinateurs à traduire l'image d'un
objet en trois dimensions en deux dimensions demeurent
notablement inférieures à celles des yeux
humains.
On est encore bien loin des prouesses vues dans le film A.I de Spielberg !
Lien direct vers cet article: http://www.medicalservices.be/news/2007-11-26/nos_neurones_serviront_encore_longtempsa.htm
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