Nouvelle étude sur le HIV
L'infection par le virus de l'immunodéficience
humaine (VIH) progresse plus rapidement vers le stade du sida
chez des patients ayant un facteur de risque
génétique spécifique, selon une étude
publiée par la revue scientifique Nature immunology.
Ce n'est pas la charge virale (quantité de virus
présents dans le sang) elle-même, mais plutôt
l'interaction entre le virus et des facteurs propres à son
hôte (la personne infectée) qui transforme ce qui
aurait pu être une infection bénigne en maladie
mortelle relèvent les auteurs de
l’étude.
De précédentes études avaient indiqué
que le rythme d'évolution de la maladie dépendait
notamment de l'ampleur, dès les premiers stades de
l'infection, de la réplication virale (la multiplication
du VIH dans les cellules immunitaires qu'il parasite et
détruit). Une ampleur qui peut varier de plus d'un facteur
mille parmi les séropositifs, rappelle l'équipe
internationale de chercheurs.
Leurs données indiquent que l'ampleur de la
réplication virale précoce ne suffit pas à
expliquer la réduction de taux de lymphocytes T CD4 (des
globules blancs au rôle stratégique contre les
infections) et la progression vers le stade sida parmi les
séropositifs.
On savait déjà que certaines mutations
génétiques concernant le corécepteur CCR5,
une des principales portes d'entrée du virus dans les
cellules immunitaires CD4, jouaient un rôle
protecteur.
Un autre facteur intervient: le nombre de copies du gène CCL3L1, à l'origine de la fabrication de la protéine du même nom qui empêche le VIH de se fixer sur les récepteurs CCR5. Ce gène existe en moyenne en deux exemplaires sur l'ADN des Américains d'origine européenne et trois exemplaires chez les Afro-américains de la cohorte ayant servi à l'étude.
Lien direct vers cet article: http://www.medicalservices.be/news/2007-10-22/nouvelle_etude_sur_le_hiv.htm
Article vu 1062 fois Retour aux articles...
