Ce qui est très petit n’est pas toujours inoffensif...
Les nanoparticules pénètrent mieux dans les
poumons, les microfissures de la peau et probablement dans le
cerveau que les particules plus grosses, selon une étude
de l'Institut national de recherche et de sécurité
(INRS) qui appelle à une prévention accrue sur le
lieu de travail.
Lorsque leur taille descend en dessous de 20 millionièmes
de millimètre (20 nanomètres), les nanoparticules
qui se déposent dans l'ensemble du système
respiratoire ne sont plus digérées par les cellules
"macrophages" qui nettoient les poumons.
Assemblages de quelques centaines ou milliers d'atomes encore
largement expérimentaux, les nanoparticules commencent
à avoir des applications dans la cosmétique, le
domaine médical (nano-implants, nanodétection,
destruction de tumeurs par chauffage, ...) et l'industrie
(automobile, électronique, chimie et
matériaux).
En dehors des poumons, les experts de l'INRS ont aussi
constaté un passage probable de certaines particules au
cerveau par le nerf olfactif ou le nerf trijumeau au niveau du
nez.
Des chercheurs américains ont de leur côté
émis l'hypothèse d'une corrélation entre
l'inhalation de ces particules ultra-fines et le
développement de la maladie d'Alzheimer.
Concernant les produits cosmétiques, les résultats
des travaux scientifiques sont contradictoires. Ainsi, la
pénétration dans la peau du dioxyde de titane
utilisé dans les crèmes solaires est
attestée par certains et contestée par
d'autres.
Globalement, il semble qu'une certaine pénétration
dans la peau soit possible.
Tout en soulignant les difficultés de mesure d'impact
d'éléments de si petite taille, certains rappellent
les ravages provoqués par l'exposition à l'amiante
et estiment qu'on en sait déjà assez pour ne pas
rester inactifs.
Mais des mesures de prévention aussi simples que le port
d'un masque ne sont souvent pas encore prises dans les
laboratoires.
Le revenu mondial généré par les
nanotechnologies, supérieur à 40 milliards d'euros
en 2001, selon la Commission européenne, devrait
s'élever à plus de 700 milliards en 2008 et
pourrait dépasser les 1.000 milliards en 2015.
Pas très rassurant tout ça !
Lien direct vers cet article: http://www.medicalservices.be/news/2007-10-01/ce_qui_est_tres_petit_n_est_pas_toujours_inoffensif.htm
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