Soins palliatifs
Même si la plupart des gens veulent passer leurs derniers
jours à la maison, pourtant seulement 27% des patients en
phase terminale meurent à la maison ou dans la famille
contre 60% à l'hôpital. Une enquête fait
usage d'un instrument de mesure spécifique pour mesurer la
qualité de la fin de vie et de l'agonie (64 situations
différentes et scores d’évaluation) Une
plus-value claire - aussi bien pour le patient que pour la
famille - apparaît en ce qui concerne la qualité de
la fin de vie résultant d’une approche
palliative. Les infirmiers et les médecins
obtiennent beaucoup d'éloges des parents et des proches.
Le soutien des psychologues et notamment des prêtres et
autres consultants moraux est par contre mal
apprécié. Une sédation palliative profonde
est souvent appliquée (faire perdre conscience quand le
traitement et les symptômes de la douleur ne sont plus sous
contrôle). 60% des médecins disent avoir
déjà pratiqué une sédation palliative
profonde. 11 % ont déjà appliqué une
sédation palliative profonde avec prolongation de la vie.
9% y ont eu recours avec pour effet ultime
d’abréger la vie. Ces deux pratiques ne sont
généralement pas considérées comme
«bons soins palliatifs».
Le domaine des soins palliatifs n’est pas parfaitement
délimité et défini. Il s’agit
plutôt d’une approche globale qui ne vise plus la
guérison, mais essaie d’offrir aux patients mourants
une fin de vie la plus confortable et la plus digne
possible
Et du point de vue médical ?
Dans l'ensemble, la grande majorité des médecins et
des infirmiers estiment que les soins palliatifs ainsi que les
soins « ordinaires » en fin de vie ont
progressé ces 5 dernières années. Cela
indique que les intentions palliatives sont de plus en plus
intégrées dans les soins en fin de vie.
D’ailleurs, le personnel soignant et les familles
s’accordent pour dire que les soins palliatifs offrent plus
d’avantages sur le plan de la gestion de la douleur, du
traitement, du soutien psychologique et social et des soins
généraux.
Le remboursement des soins palliatifs peut être
amélioré
Il semble que le cadre légal soit parfois trop strict pour le remboursement des soins palliatifs. En effet, les soins palliatifs ne sont remboursés qu’à condition que l'espérance de vie soit de maximum 3 mois et de minimum 24 heures. Les soins palliatifs doivent, selon beaucoup,être financièrement accessibles à qui est mortellement et gravement malade, même si une rémission temporaire est encore possible. Ainsi, il devrait être par exemple possible qu'un patient dans des moments de crise reçoive des soins palliatifs remboursés, même si ces soins palliatifs sont interrompus (par exemple pour une amélioration claire de la situation du patient) et doivent reprendre des mois plus tard. Beaucoup demandent également des améliorations en matière de soutien psychologique et moral et estiment que des alternatives comme les soins palliatifs à domicile devraient beaucoup plus souvent être envisagées.
Lien direct vers cet article: http://www.medicalservices.be/news/2007-09-06/soins_palliatifs.htm
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