Vaccins
Dans le calendrier vaccinal 2007, un nouveau vaccin arrive contre les infections à papillomavirus humains 6, 11, 16, 18 pour les adolescentes de 14 ans, avec un rattrapage possible de 15 à 23 ans, afin de prévenir le cancer du col de l'utérus
Le BCG cesse d'être obligatoire (mais recommandé dans de nombreux cas comme pour les seuls enfants à risque élevé de tuberculose, dès les premiers mois de la vie).
Tenant compte des plus récentes études et de l'apparition de nouveaux vaccins ou formes vaccinales, les experts se sont aussi penchés notamment sur la varicelle, l'hépatite B et les infections à rotavirus.
Varicelle : prudence. Des données épidémiologiques récentes incitent à ne pas recommander la vaccination généralisée des enfants à partir de 12 mois. Mais certains dénoncent leurs conclusions.
On déconseille donc le remplacement du vaccin trivalent rougeole-rubéole-oreillons par le quadrivalent rougeole-rubéole-oreillons-varicelle. En revanche, pour ceux qui seront vaccinés, un schéma à deux doses à au moins un mois d'intervalle est conseillé. La vaccination est en outre recommandée, pour des personnes à risque n'ayant pas d'antécédent clinique de varicelle ou dont l'histoire est douteuse : les 12-18 ans ; les femmes en âge de procréer ; les femmes dans les suites d'une première grossesse ; les professionnels en contact avec la petite enfance ; les professionnels de santé en formation, à l'embauche ou en poste dans les services accueillant des sujets à risque de varicelle grave ; les personnes en contact étroit avec des personnes immunodéprimées ; les adultes immunocompétents dans les trois jours suivant l'exposition à un patient avec éruption.
Quant à la généralisation du vaccin contre le zona, elle n'est pas recommandée dans l'état actuel des connaissances, une position qui sera reconsidérée dès que des données seront disponibles sur son efficacité à long terme et l'intérêt d'un éventuel rappel vaccinal.
Les données épidémiologiques confirment aussi le bien-fondé de décisions d'élargissement ou de renforcement de l'indication de certains vaccins. C'est le cas du vaccin pneumococcique conjugué heptavalent, destiné à prévenir les septicémies et les méningites du nourrisson, et dont l'effet préventif sur les otites moyennes aiguës à pneumocoque de l'enfant et sur les pneumonies des personnes âgées a été démontré par des études récentes.
Son utilisation, associée à la politique de bon usage des antibiotiques, contribue en outre à la baisse observée de la résistance du pneumocoque aux antibiotiques. C'est pourquoi, en 2006, le vaccin antipneumococcique a été recommandé à l'ensemble des nourrissons dès l'âge de 2 mois.
Mieux prendre en charge les diarrhées aiguës. Depuis la parution du calendrier 2006, les experts se sont aussi penchés sur l'infection à rotavirus, responsable chaque année de quelque 300 000 épisodes de diarrhée aiguë chez les moins de 5 ans et d'un coût de 28 millions d'euros pour le système de santé.
Mais plusieurs arguments les conduisent à différer pour le moment la recommandation d'une vaccination systématique chez les nourrissons de moins de 6 mois :
- les gastro-entérites aiguës à rotavirus ne constituent qu'une partie des gastro- entérites aiguës virales
- les moyens de lutte contre les gastro-entérites à rotavirus s'améliorent
- la mortalité des gastro-entérites à rotavirus est estimée à 13-14 décès en moyenne par an ; aucun décès dû à une infection fulminante et potentiellement évitable par la vaccination n'a été mis en évidence
- le vaccin, efficace à titre individuel, n'apportera pas d'immunité de groupe
- La priorité doit être donnée à une prise en charge adéquate des diarrhées avec utilisation beaucoup plus large des solutés de réhydratation orale.
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