Absence totale de règles : les « pour » et les « contre »
L'industrie pharmaceutique l'a réalisé. Aux quelques moyens contraceptifs qui permettaient déjà de supprimer les règles va s'ajouter une pilule qui donne le même résultat.
Le « père » de la pilule contraceptive,
l'avait prédit !
Déjà en vente aux Etats-Unis, cette pilule, à base d'oestrogène et de progestérone, s'appelle Lybrel. Sous réserve de l'autorisation de l'Agence européenne du médicament, elle devrait être disponible chez nous, d'ici à quelques mois, sous le nom d'Anya.
Les « pour » cette pilule annulant les règles :
- Les partisans de cette pilule disent que les règles sont le témoin d'un cycle non fertile, une remise à niveau de la cavité utérine pour qu'une grossesse soit possible le mois suivant. Or, sous pilule, les menstruations perdent ce rôle, puisque l'objectif est précisément de continuer à éviter toute grossesse donc ne serait-il pas plus confortable de s'en passer tout à fait ?
- En habituant la femme à une prise quotidienne rigoureuse, on éviterait quelques échecs de ce type de contraception dus à des oublis ou à des retards au moment de commencer une nouvelle plaquette.
- Un nombre important de femmes vivent très mal les périodes menstruelles à cause de désagréments très importants : 40 % disent se sentir vraiment mal pendant leurs règles. Pour 5 à 10 % d'entre elles, il s'agit même d'un facteur invalidant. Le syndrome prémenstruel les perturbe également, et dans des pourcentages identiques.
- Certaines demandent déjà à leur médecin de ne pas être réglées pendant les examens ou les vacances, lors d'un voyage ou à l'occasion d'un événement important.
Les « contre » cette pilule annulant les règles :
- C’est encore une avancée « contre nature ».
- Par une sorte de « pensée magique », de nombreuses femmes, incommodées les jours précédant leurs menstruations, attribuent aux règles un caractère « purificatoire », puisqu'elles les libèrent de symptômes déplaisants.
- Les hommes semblent pardonner plus facilement les émotions débordantes et les énervements des femmes lorsqu'elles sont réglées.
- Les règles, depuis toujours, ont été un héritage de mère en fille. De plus, bien des symboles, religieux ou autres sont restés associés à ces saignements. Dès lors, on ne s'en débarrasse pas si facilement. D’ailleurs, pour que les femmes sous pilule ne s'effraient pas à l'idée de ne plus devoir être indisposées, on a donc programmé l'arrêt de la pilule mensuellement et provoqué de fausses règles. Tous les 28 jours, pour se calquer à la nature.
- Certaines militantes dénoncent cette fausse liberté qui serait offerte aux femmes. Ce produit les rendrait disponibles, à 100 %, aux désirs de l'homme, dans l'intimité, mais aussi dans la sphère professionnelle. La suppression des règles les placerait dans une course obligée à la productivité : comme les mecs, elles seraient priées de devenir rentables et efficaces en travaillant, sans se soucier de leur santé, tous les jours du mois !
A vous de choisir…
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