La radiothérapie avec modulation d'intensité (IMRT)
La radiothérapie avec modulation d'intensité (IMRT)
dans le traitement de cancers présente moins d'effets
secondaires que la radiothérapie classique mais les
résultats sont incertains à plus long terme. C'est
ce qui ressort d'une étude menée par le Centre
fédéral d'expertise des soins de santé
(KCE). Comme la dose d'irradiation totale est plus
élevée dans le cas de l'IMRT que dans le cas de la
radiothérapie classique, le risque de voir
apparaître de nouvelles tumeurs à la suite de
l'irradiation est théoriquement plus élevé,
en particulier chez les enfants et les personnes jeunes, explique
le KCE. Le Centre estime qu'un effort constant dans
l'amélioration de l'appareillage est indispensable pour
limiter ce risque.
En Belgique, 30.000 patients cancéreux sont
irradiés annuellement. L'an dernier, 2.200 d'entre eux ont
été traités par IMRT.
Développée il y a une dizaine d'années,
l'IMRT est de plus en plus répandue dans le traitement des
cancers de la tête, du cou, de la prostate et du sein.
Cette technique complexe permet d'irradier la tumeur avec une
plus grande précision, ce qui s'avère essentiel
quand des organes sensibles aux radiations se trouvent à
proximité de la tumeur.
Cette nouvelle forme de radiothérapie permet d'augmenter la dose d'irradiation de la tumeur tout en réduisant les séquelles causées par l'irradiation des organes avoisinants. Par exemple, les glandes salivaires reçoivent ainsi moins d'irradiation durant le traitement des cancers de la tête et du cou, ce qui limite la sécheresse de la bouche. Le rectum est épargné dans le traitement du cancer de la prostate, ce qui réduit le risque de saignements intestinaux. Lors du traitement du cancer du sein, le risque d'irritation de la peau diminue chez une partie des patients.
Lien direct vers cet article: http://www.medicalservices.be/news/2007-08-06/la_radiotherapie_avec_modulation_d_intensite_imrt.htm
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