Enfin libérées...
Enfin la libération des six professionnels de la
santé le mardi 24 juillet. Ce geste met fin à une
affaire injuste qui a énormément fait souffrir
toutes les personnes concernées : les cinq
infirmières et le médecin qui ont été
condamnés à mort à deux reprises, ainsi que
les familles des enfants infectés au VIH à
l'hôpital de Benghazi.
La libération de ces professionnels de la santé -
cinq infirmières bulgares et un médecin palestinien
ayant reçu la nationalité bulgare le mois dernier -
aurait été obtenue après une entente visant
à renforcer les liens entre l'Union européenne et
la Libye. La polémique à fait rage en France
notanment, et à forcé le Président Nicolas
Sarkozy à s'expliquer; la France avait annoncé
juste après la libération des prisonniers un
important contrat d'armement avec la Lybie.
Transférés de Libye en Bulgarie dans le cadre d'un
échange de prisonniers, les six professionnels de la
santé ont été graciés par le
président bulgare Gueorgui Parvanov peu après leur
arrivée dans le pays.
Cette libération fait suite à la décision
que le Conseil suprême des organes judiciaires de Libye a
prise la semaine dernière de commuer les sentences
capitales auxquelles ces personnes avaient été
condamnées en 2004 après avoir été
reconnues coupables d'avoir délibérément
contaminé plus de 400 enfants libyens au VIH.
Les six professionnels de la santé ont toujours nié
les charges pesant contre eux et affirmé qu'on les avait
torturés en détention pour les contraindre à
« avouer ». Leur première condamnation
à mort avait été annulée en appel par
la Cour suprême, mais ils avaient été de
nouveau reconnus coupables et condamnés à la peine
capitale lors d'un deuxième procès en 2006.
À l'issue de négociations, dans lesquelles la
Fondation Kadhafi pour le développement dirigée par
l'un des fils du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a joué
un rôle prépondérant, il a été
convenu qu'un fond international verserait une compensation
financière aux familles des enfants infectés au VIH
en échange de la commutation des condamnations à
mort des infirmières et du médecin.
Amnesty International s'était félicitée de la commutation des condamnations à mort de ces six personnes la semaine dernière, tout en regrettant que ces sentences aient été commuées en condamnations à la réclusion à perpétuité ; l'organisation avait de nouveau demandé que les six professionnels de la santé soient libérés et puissent rejoindre leur famille.
Lien direct vers cet article: http://www.medicalservices.be/news/2007-08-06/enfin_liberees.htm
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