Génétique et obésité
Une recherche concernant la longévité a
amené les chercheurs de la Mayo Clinic à comprendre
pourquoi certaines personnes qui consomment des calories de
manière excessive ne prennent pas de poids.
L'étude faite au laboratoire sur des souris a
montré que l'absence d'un gêne appelé CD38
prévient la prise de poids des souris nourries de
manière excessive. Lorsque ce gêne était
présent les souris devinrent obèses.
L'obésité est un problème complexe aux
multiples facteurs, un de ceux-ci étant nos gènes.
Les gènes jouent un rôle dans à peu
près 50 % des cas et dans cette étude les auteurs
ont démontré que le CD38 régule le poids
corporel. Selon le principal auteur, le Dr Chini, identifier les
mécanismes qui conduisent à l'obésité
est une partie critique de la compréhension et du
développement de nouveaux traitements de
l'obésité.
La recherche sur des modèles animaux a montré que
la restriction calorique peut diminuer le cholestérol et
la tension artérielle, souvent considérés
comme des bio marqueurs de la longévité. En plus,
des recherches publiées montrent que la restriction
calorique, définie comme une diminution de 30 à 40
% de la prise moyenne habituelle, peut agir sur un gêne, le
SIRT1, qui fait partie d'une famille de 7 gènes
liés à la longévité. Dans cette
étude les chercheurs ont investigué et
confirmé que le CD38 inhibe le SIRT chez les souris et
régule le poids corporel.
Pour mener l'étude les chercheurs ont étudié
deux populations de souris, l'une possédant le gêne
CD38 et l'autre non. Chaque groupe fut nourri avec une
alimentation très calorique dont 60 % de graisses. Dans un
second test, chaque groupe fut nourri avec une alimentation
normale dont 4 % provenant de graisses.
Le poids des souris avec le CD38 a presque doublé.
Après huit semaines d'une alimentation riche en graisses
les souris ayant un gêne CD38 ont commencé à
montrer des signes d'intolérance glucidique, ce qui est un
des premiers indicateurs du début d'un diabète. De
plus ce groupe de souris ne vécut qu'environ quatre
à six mois comparé avec le second groupe de souris
qui vécut environ 12 mois.
Les souris ne possédant pas le CD38 ont eu un poids stable
même avec une nourriture très riche. Ces souris ont
consommé davantage d'énergie, sont restées
minces et par ailleurs en bonne santé.
En conclusion selon les auteurs, les résultats suggèrent qu'une déficience en CD38 a un effet protecteur contre les régimes très gras et contre l'obésité induite par l'alimentation.
Lien direct vers cet article: http://www.medicalservices.be/news/2007-07-23/genetique_et_obesite.htm
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