Ne partez pas sans protection
Le paludisme représente un risque réel pour les voyageurs des zones endémiques qui sont encore près de 20% à partir sans aucune protection. Dans son dernier numéro, le Bulletin épidémiologique hebdomadaire avertit que si les touristes associent bien la fièvre au paludisme, ils ignorent trop souvent la gravité de cette maladie potentiellement mortelle.
Pour rappel, le paludisme est une maladie infectieuse due à un parasite, le plasmodium. Celui-ci est transmis à l'homme par l'intermédiaire d'un moustique, l'anophèle femelle. Il se caractérise par des accès fébriles cycliques au retour d'un voyage en zone d'endémie (où la maladie est présente).
Sans piqûre de moustique, il n'y a pas de paludisme: la lutte contre ces insectes est donc la première ligne de défense dans la prévention. Les anophèles piquant habituellement entre le coucher et le lever du soleil, c'est au cours de cette période que la protection doit être maximale.
Dans les régions où la maladie sévit, il est recommandé de porter des vêtements longs le soir, de dormir dans des pièces dont les ouvertures (fenêtres et portes) sont protégées par des grillages ou sous des moustiquaires en bon état (sans déchirures), d'éviter de sortir la nuit, même un court moment, sans protection anti-moustiques (et a fortiori de dormir la nuit à la belle étoile sans moustiquaire).
Il est important d'utiliser aussi des insecticides le soir dans les chambres, de dormir sous une moustiquaire imprégnée d'insecticide. Il est facile de se procurer des moustiquaires très imprégnées dans les pharmacies, ou de les imprégner soi-même avec des kits d'imprégnation disponibles dans les pharmacies.
Les vêtements, tout comme les toiles de tente, peuvent être imprégnés par pulvérisation ou par trempage. Il est aussi possible d'utiliser des répulsifs sur les parties découvertes du corps, en évitant tout contact avec les muqueuses buccales et oculaires.
Enfin, il est dangereux, notamment pour les femmes enceintes et pour les enfants, de partir en Afrique sans la prise régulière d'un traitement préventif. Le choix de cette prévention médicamenteuse dépend des zones visitées. Dans tous les cas, la prophylaxie doit continuer quatre semaines après le retour.
Lien direct vers cet article: http://www.medicalservices.be/news/2007-07-02/ne_partez_pas_sans_protection.htm
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