Aux Pays-Bas, le mauvais goût fut à l’honneur, même en canular
Vous avez tous entendu parler de cette émission Big Donor Show sur la tv Hollandaise qui consistait à choisir parmi trois candidats - atteints de maladies dégénératives du foie -, celui qui recevra le rein qui lui sauvera la vie.
Lisa, une jeune femme de 37 ans atteinte d'une tumeur au cerveau et condamnée. C'est à elle que reviendra la lourde tâche de désigner le bénéficiaire de son rein. Elle sera aidée en cela par les téléspectateurs, amenés, sur la chaîne hollandaise BNN, à faire connaître leur préférence (via le vote par SMS). La question est : comment Lisa et les téléspectateurs vont-ils désigner le gagnant ? En tenant compte du parcours, de la vie de chacun des candidats et des témoignages de leurs proches, répond-on du côté de la chaîne.
L'affaire a fait beaucoup de bruit aux Pays Bas, elle tourne même au scandale ailleurs en Europe. La Commission européenne, elle-même, déplore la diffusion de cette émission de télé-réalité, à une heure de grande écoute.
Mais en fait, l’émission était un canular !
La chaîne de télévision publique BNN qui la diffusait vendredi entendait alerter l'opinion et le gouvernement sur le manque de donneurs.
Le présentateur du "Big Donor Show" ("Le Grand spectacle du donneur") a révélé la supercherie vendredi soir, dans les dernières minutes de l'émission: "Lisa" était en fait une actrice -bien portante.
Les trois "candidats", sont en revanche malades et ont besoin d'une greffe, a précisé le présentateur, ajoutant qu'ils se sont prêtés au jeu. Toute l'affaire a été montée pour faire pression sur le gouvernement néerlandais, l'inciter à réformer la législation sur le don d'organe et alerter l'opinion sur la pénurie de donneurs d'organes.
Effectivement, 200 personnes en attente d'une greffe rénale meurent chaque année aux Pays-Bas et le temps d'attente moyen dépasse quatre ans, plus que dans les autres pays européens, a-t-il dit.
Mais bon, il ya peut-être des moyens moins choquants pour atteindre un objectif, non ?
Et pour terminer, en Australie aussi, la télé-réalité semble ne connaître aucune limite. Une candidate du célèbre Big Brother (l'équivalent du Loft français) a perdu son père, alors qu'elle était toujours enfermée avec ses petits camarades. Le hic : la production ne l'a volontairement pas avertie du décès de son papa. Selon les volontés de ce dernier, dit-on. Il se pourrait qu'elle apprenne la mauvaise nouvelle lors du grand show en direct.
Lien direct vers cet article: http://www.medicalservices.be/news/2007-06-26/aux_pays_bas_le_mauvais_gout_fut_a_l_honneur_meme_en_canular.htm
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