Infections nosocomiales : 2000 vies perdues par an à l' hôpital
La mesure prise par le ministre Demotte, de renforcer la prise de conscience du personnel soignant de l'importance du lavage des mains, est bonne mais un peu courte.
Il existe au moins plusieurs autres sources importantes d'infections nosocomiales. Les halls des hopitaux ont été transformés en centres de services et de commerces divers. Il en résulte une augmentation importante du trafic et du brassage des salissures de chaussures.
Les conditionnements d'air ne sont souvent pas entretenus avec suffisament de minutie. Dans ce cas, ils peuvent se transformer en distributeurs d'infection.
Le secret médical
Le secret médical est mis à mal par les compagnies d’assurance, qui exigent de leurs candidats preneurs d’assurance de compléter un questionnaire médical, les renseignant sur leur état de santé.
Depuis l’adoption de l’article 95 du code des assurances terrestres, les compagnies d’assurance sont même autorisées à exiger de leurs candidats assurés qu’ils leur transmettent l’intégralité de leur dossier médical avant d’accepter de les assurer. Ces exigences des assureurs, nous semblent totalement disproportionnées par rapport aux droits des assurés.
[...]L'assurance hospitalisation flambe
Dans le journal « La Meuse » du 29 mars 2006, Pierre Nizet nous informe que le secteur de l’assurance hospitalisation entre dans une zone de turbulence. Les raisons du phénomène sont connues: « Deux facteurs ont un impact cumulé sur les assurances complémentaires hospitalisation: l’augmentation annuelle des frais médicaux et la réduction de l’intervention maladie légale » affirme Damien de Laminne, le directeur de DKV.
Le marché de « l’assurance hospitalisation » se partage entre deux grands groupes d’acteurs:
[...]Les pharmaciens indépendants en danger ?
De leur fusion, résulteront de nombreux avantages:
- Du fait de la taille, l'accès au crédit bancaire sera facilité pour la reprise d'officines indépendantes.
- Une synergie renforcée permettra une diminution des coûts et des économies d'échelle.
- Comme les officines nouent de plus en plus difficilement les deux bouts, une politique copiée sur les drugstores américains, basée sur la vente de produits para-pharmaceutiques non remboursés, va être développé.
Les dépenses de santé des ménages belges ont explosé.
Selon une étude de l’IDD (Institut pour un Développement Durable), on peut noter une stagnation des revenus des belges entre 1995 et 2005. En terme de pouvoir d’achat, cela se traduit même par une baisse de celui-ci puisque les revenus sont globalement indexés sur l’évolution des soins de santé alors que l’ index général a évolué plus rapidement. Ceci dit, les dépenses de soins de santé ont elles-mêmes augmenté de près de 40 % sur cette période (1995-2005). Elles représentent désormais 8,5 % du revenu national.
Le tourisme médical se développe.
Les voyages médicaux représentent aujourd’hui 4% de l’ensemble du marché touristique. Les raisons de cet attrait sont essentiellement pécuniaires, pour des soins « équivalents », le prix d’une intervention dans un pays « exotiques » peut être divisé par trois, par cinq, voire par dix par rapport au tarif facturé dans un pays occidental. C’est particulièrement vrai pour les soins non-remboursés par notre système de santé (par exemple la chirurgie esthétique) ou pour les pays où l’ assurance soins de santé est souscrite sur base volontaire (une intervention de chirurgie cardiaque aux Etats-Unis coûte en moyenne 30 000 $ pour 6 000 en Inde).
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